Tu le sais tout autant que moi, après cette année, tout s'arrêtera...
J'ai pourtant essayé de ralentir pour que tu me rattraper, mais en vain, tu as pris le mauvais chemin. Je n'ai pas voulu ça, enfin, pas tout. Tu n'as pas su prendre le train tant qu'il était encore temps et il est désormais impossible pour moi de ralentir. Laissons le passé au passé veux-tu. Continuons ces faux sourirs qui rendent la suite plus facile mais n'éspère plus rien en retour.
Il fut un temps où tout était plus simple. Je rangeais ce moi présent qui faisai tout pour s'échapper. Le contenir se fit de plus en plus difficile.Puis vint le moment où il s'est mis à prendre trop de place, où le simple fait de l'interioriser me révulsait, et, au lieu de suinter doucement, peu à peu, il s'est expulsé violemment. Le flux était incontrolable. Mais pourquoi le contrôler, oui, pourquoi? Lui qui avait si longtemps demandé à être vu, à être entendu.
Le silence était trop long pour faire marche arrière. Et la seule chose que je regrette, c'est de l'avoir laissé durer.
Biensur, la surprise de fut pas totale, il était évident que quelque chose ne tournai pas rond, mais quoi? Je me souviens encore du jour où tout à changé, du jour où je me suis mise à vivre.
J'ai laissé cette passion pour la musique prendre toute la place qu'il y avait à prendre, j'ai laissé les idées s'évacuer sans pour autant les laisser paraître, seuls quelques privilègiés ont pu les percevoir. Malheureusement tu n'avais pas ta place parmi eux. Je ne t'ai pas laissé entrer dans ma boite, tu n'aurai pas su comprendre, tu aurai tout anéanti sans le savoir. Ta simple présence aurai suffit pour tout souiller.
Tu le sais tout autant que moi, après cette année, tout s'arrêtera...
Photo par moi, retouchée par
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